
Madame Henry, comment cette année scolaire a-t-elle commencé pour vous ?
Avec de fortes émotions. J’ai été décorée de la médaille de Chevalier de la Légion d’Honneur à la veille des funérailles de ma mère. Ce furent deux moments extrêmement personnels et profonds.
Comment cela a-t-il influencé votre travail de chef d’établissement ?
Cela m’a fait prendre conscience, davantage encore, que mon rôle va bien au-delà des émotions. Dans un pays en guerre, notre école a besoin de stabilité, et c’est ma responsabilité. Il faut non seulement être réactif, mais aussi être un bon gestionnaire, un enseignant inspirant et un stratège efficace.
Quelles ont été vos priorités cette année ?
Se fixer des objectifs clairs, définir une vision stratégique, et surtout, assurer le bien-être et la sécurité des enfants et de l’équipe. J’ai cherché à affirmer mes valeurs essentielles : l’humanité, la responsabilité et la patience.
Quelles qualités un directeur doit-il posséder en temps de guerre ?
Imagination, prudence, respect. Il doit savoir s’informer et se former, rester calme et inspirer, être un soutien pour l’équipe.
Quel a été le point culminant de cette année scolaire ?
Nous avons fêté le 20e anniversaire de l’EFI. Je peux dire que nous tous, élèves, enseignants, parents, nous nous prouvons tous notre invincibilité
à nous-mêmes, à l’Ukraine, au monde entier.




